Tendances

Digitalisation de l’événement : rencontre du troisième type

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En quelques années, le digital a bouleversé les codes et les formats de la communication événementielle.

177346831_studio-tvIl y a quelques semaines, Vinci organisait au Novotel de Rueil-Malmaison une manifestation d’un nouveau genre : une conférence interactive qui, en plus de réunir 200 collaborateurs du siège, a également pu être suivie en direct par l’ensemble des collaborateurs de l’entreprise partout en France grâce à un dispositif de diffusion inspiré des plateaux de télévision.
Parfaite illustration de ce que l’on nous annonce depuis quelques années, mais dont la mise en œuvre n’a en réalité que quelques mois : la virtualisation de l’événement.

 

 

De l’événement au contenu

Aujourd’hui, les événements quels qu’ils soient sont abordés comme des contenus réfléchis et conçus dans l’optique du partage…

La réunion n’est plus seulement une rencontre physique. Avec le développement d’Instagram, de SnapChat et des réseaux sociaux, les événements quels qu’ils soient, sont désormais abordés comme des contenus réfléchis et conçus dans l’optique du partage, autant destinés à ceux qui participent qu’aux réseaux sociaux, au web et aux médias traditionnels. Loin d’être délaissée, la rencontre physique est démultipliée pour toucher le plus grand nombre, mais aussi segmentée par thème pour mieux s’adresser à une communauté. Chacun peut y trouver ce qu’il veut et le diffuser à son réseau par ses canaux de prédilection.

Toujours intéresser les participants

Sur la forme aussi, l’événement de demain va changer. Devenu plus court pour des raisons économiques et logistiques, il se doit aussi d’être plus dynamique pour répondre à un besoin général de rapidité, de simplicité, de clarté. Le tout pour éviter l’ennui et le désintérêt d’un public qui, rappelons-le, dispose dans ses poches de tous les outils nécessaires pour s’occuper, s’amuser, critiquer…

Pecha Kucha ?

Pour les en dissuader, les organisateurs pouvaient déjà s’inspirer des fameuses conférences TEDx et autres keynotes de feu Steve Jobs pour faciliter la digestion des plénières : une scène épurée sur laquelle déambule un speaker incarnant l’entreprise ou le sujet traité. Dans les années à venir, il leur faudra apprendre à maîtriser le Pecha Kucha qui, comme son nom l’indique, est une technique … japonaise (qui signifie bavardage) !
Cette pratique a été développée dans le milieu des concours d’architecture pour obliger les candidats à se concentrer sur l’essentiel. Elle consiste à exposer son idée en 6 minutes et 40 secondes en s’appuyant sur 20 slides (ou images) agrémentés chacun de 20 secondes d’explication… d’où son autre nom, moins exotique, de « Technique du 20*20 ». Sans imposer forcément un cadre de 400 secondes, le format pourrait bien devenir une référence pour les organisateurs de réunions.

Qu’est-ce qu’un Atawadac ?

Si quelqu’un vous annonce que vous allez rencontrer un Atawadac, ne paniquez pas ! D’autant qu’il se peut même que vous en soyez un, sans le savoir… Ce nom n’est que l’abréviation d’any time, any where, any device, any content.* Il décrit la capacité d’un individu en situation de mobilité à se connecter et interagir avec son environnement, d’accéder à n’importe quel contenu, n’importe où, n’importe quand et depuis n’importe quel appareil.

*n’importe quand, n’importe où, n’importe quel appareil, n’importe quel contenu